Alix senator 15 : début des opérations

Le tome 14 d’Alix Senator sortira l’an prochain. mais Thierry Démarez et moi avons déjà commencé le tome 15. Il a fini la première séquence et j’ai fait le pré-lettrage pour qu’on puisse lire l’album au fur et à mesure de notre avancée.

Publié le Catégories Actualités personnelles, Alix Senator, Livres
Partager LinkedIn

Report du prochain Alix

Amies et amis alixophiles, le prochain tome des aventures du jeune Alix, La Reine des Amazones, que je suis en train de commettre avec Chrys Millien au dessin et Jean-Jacques Chagnaud à la couleur ne sortira pas cet automne.

Il n’est pas encore terminé et, pour ne pas risquer de gâcher l’album en allant trop vite sur la fin, sa sortie a été reportée par Casterman au printemps prochain. Il vous faudra donc attendre quelques mois de plus avant de découvrir les Amazones et leurs terrible reine, mais ce sera pour la bonne cause.

Retour du Tezucomi 2

Ô joie ! Je viens de recevoir le Tezucomi 2 paru aux Éditions Delcourt en juin 2021 dans lequel se trouve l’histoire réalisée avec Brice Cossu et publiée d’abord au Japon.

Le Lapin de la Lune est un hommage au Bouddha d’Osamu Tezuka mais aussi une variation sur une légende populaire au Japon : un lapin ferait des mochis sur la lune et c’est son ombre que nous voyons sur elle quand elle est pleine (et pas de simples cratères beaucoup moins poétiques).

Si vous regardez de près les deux pages de BD, vous verrez qu’elles sont muettes. Toute l’histoire se passe de dialogue. C’était une façon pour Brice et moi de pouvoir être lu partout dans le monde sans avoir à se poser la question de la traduction.

C’était aussi une manière de marquer notre hommage à Tezuka. La séquence d’ouverture de son Bouddha dans laquelle il évoque déjà la légende du lapin lunaire est également muette (et aussi tragique que poétique).

Alix senator : Prix Littérature jeunesse Antiquité 2022

Devinez qui a le grand plaisir de recevoir le prix Littérature jeunesse Antiquité catégorie BD/manga niveau 3 (3e -Lycée – Adultes) cette année ?

Cela fait d’autant plus plaisir que les votantes et votants (+ de 23 400 !) sont les élèves de 660 collèges et lycées différents, mobilisés comme il se doit par l’Association Arrête Ton Char !
Un très grand merci à elles et à eux d’avoir choisi Alix Senator !

Pour en savoir plus, c’est par ici : 3e-prix-litterature-jeunesse-antiquite-2022

Thésée et le Minotaure à la Renaissance

Voici un extrait d’une peinture Renaissance représentant le mythe de Thésée et du Minotaure. Elle a été réalisée en Italie au XVIe siècle par un anonyme de l’École du Maître des cassoni Campana et conservée au Louvre.

Dans le labyrinthe, le prince athénien, attendu par Ariane et sa sœur Phèdre, tue le Minotaure vu comme une variation du centaure, un homme au bas du corps de taureau, plutôt que sous sa forme habituelle pour nous d’homme à tête de taureau.

Si on regarde ensuite la peinture complète, on s’aperçoit qu’elle enchaîne, sans les séparer, les différentes étapes du mythe un peu dans le désordre.

– Au premier plan à gauche, on voit, Ariane, accompagnée de sa sœur Phèdre, donner son fameux fil à Thésée. Derrière eux, toujours à gauche, on les voit déjà discuter tous les trois devant une sorte de palais.

– Entre ces deux scènes, on a le bateau dans lequel Thésée est venu en Crète avec d’autres jeunes Athéniens et Athéniennes pour être sacrifié au Minotaure.

– Plus à droite, Thésée se dirige vers le labyrinthe.

– Derrière celui-ci, on voit le même genre de créature combattre des guerriers et finir par être capturée par eux : peut-être est-ce le père du Minotaure, le fameux « taureau » envoyé par Poséidon, le dieu de la Mer, dont Pasiphaé, la reine de Crète, tombe amoureuse. Il aurait alors déjà un buste d’homme comme son futur fils.

– Enfin, au centre de l’arrière-plan, on voit des bateaux aux voiles noires s’éloigner sur la mer : c’est le bateau de Thésée qui retourne à Athènes, victorieux mais ayant oublié de mettre des voiles blanches pour prévenir son père, Égée, de l’issue heureuse de son aventure.

Yuanyuan’s bubbles

En 2018, j’écrivais Yuanyuan’s bubbles, l’adaptation d’une nouvelle du grand auteur de SF chinois Liu Cixin, pour un éditeur de Pékin : FT Culture. Puis, Steven Dupré, déjà mon complice sur Le Club des prédateurs l’a mise en images. Et Cyril Saint-Blancat l’a mise en couleurs.

L’album est sorti en Chine en 2020 où, malgré la pandémie, il a connu un réel succès.
Aujourd’hui, il sort chez nous en version française aux éditions Delcourt. Il s’appelle désormais Pour que respire le désert et je compte sur vous pour lui faire un bon accueil.


——-
Résumé éditeur :
“La passion de Yuanyuan pour les bulles de savon irritait son père depuis toujours. Lui qui avait voué sa vie à la protection de la Cité de la Route de la Soie contre une désertification galopante, ne pouvait admettre son goût pour la légèreté.
Oublierait-il que nombre de d’avancées scientifiques naissent d’une idée fantaisiste, jaillissent d’esprits originaux et créatifs ?”
——-

Pour que respire le désert

Pour que respire le désert ou comment l’amour d’une petite fille pour les bulles de savon va sauver une cité de la désertification…


Mercredi prochain, sort aux Éditions Delcourt, l’adaptation d’une nouvelle du grand auteur de sf chinois Liu Cixin que j’ai réalisée avec Steven Dupré au dessin et Cyril Saint-blancat aux couleurs.

Vous pouvez en découvrir les 10 premières pages sur ActuaLitté ici : Preview : pour que respire le désert.

Résumé de l’éditeur :
“La passion de Yuanyuan pour les bulles de savon irritait son père depuis toujours. Lui qui avait voué sa vie à la protection de la Cité de la Route de la Soie contre une désertification galopante, ne pouvait admettre son goût pour la légèreté.
Oublierait-il que nombre de d’avancées scientifiques naissent d’une idée fantaisiste, jaillissent d’esprits originaux et créatifs ?”

Akrotiri, la perle de Santorin

L’île de Santorin, Théra dans l’Antiquité, a été ravagée par une gigantesque explosion volcanique vers 1600 avant notre ère. Au XXe siècle, des archéologues ont fait (à tort) de ce cataclysme l’origine du mythe de l’Atlantide. Spyridon Marinatos, le premier d’entre eux, est venu dans l’archipel pour essayer de corroborer son hypothèse à partir de 1967. Il y découvrit que la catastrophe avait détruit au passage une prospère cité de plusieurs milliers d’habitants. Ce lieu de fouille est appelé aujourd’hui Akrotiri.

 

La vie s’y organisait autour de bâtiments à étages qui servaient autant à l’artisanat (poterie, métallurgie, fabrication d’amphore, de tissus… ) qu’à l’habitation. La prospérité venait du commerce de ces fabrications locales ainsi que de celui du vin, de l’huile, du miel. Elle a permis l’importation de viandes et d’artefacts variés de Grèce, mais aussi la construction d’un premier réseau d’égouts et la réalisation de fresques qui n’ont rien à envier à celles de Cnossos.

Heureusement, l’éruption a fait très peu de victimes à Akrotiri : la plupart des habitants ont réussi à fuir à temps. Quand les tremblements de terre annonciateurs du pire ont débuté, ils ont vidé entrepôts et maisons et sont allés se mettre en sûreté. On ignore ce qu’ils sont devenus exactement. En tout cas, ils ne sont pas revenus chez eux. L’éruption a rendu leur île inhabitable pour plusieurs siècles.