Festival d’Angoulême : création d’un Comité de sélection série

Bonne nouvelle pour les séries : grâce à Stephane Beaujean, le directeur artistique du FIBD, elles ont enfin leur Comité de sélection dédié au Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême , comme les albums jeunesses ont le leur.

J’en ferai bien sûr partie et avec d’autant plus de plaisir que, durant les trois années pendant lesquelles j’ai été au comité de sélection générale, j’ai regretté que les séries ne puissent y tenir plus de place et y avoir plus de visibilité.

Voilà qui est réparé.
Pour être plus précise, seront concernées : les « séries de tout horizon, franco-belge, comics et manga. Une série est définie par un corpus constitué au minimum de 3 albums, et ne limite pas au champ du mainstream ou divertissement. Cette sélection comprendra entre 6 et 10 titres en fonction des années et les sagas très longues seront traitées dans cette sélection. »

Bref, ça valait le coup de militer un peu pour nos chères séries, qui sont une particularité forte de la Bande Dessinée depuis ses origines. Ça valait le coup… même si je ne pourrai pas prétendre à un prix en tant que membre du comité. On n’est jamais aussi mal servi que par soi-même 😀

Fresque Tintin

Souvenir, souvenir… Je viens de tomber sur une page FB sur les fresques BD de Bruxelles. Denis et moi avons longtemps habité rue de l’Étuve dans la résidence Légende.
Nous avons vu peindre la fresque Tintin sur le mur perpendiculaire. Mon bureau était juste derrière la fenêtre à côté de Milou. J’ai écrit plusieurs années avec sa truffe sous les yeux.

A l’époque, il n’y avait pas un magasin de vêtements au rez-de-chaussée mais un bar où se réunissait les Amis du Manneken Pis et où il y avait partout des copies de la statue avec plein d’habits différents. C’était très amusant. Je regrette de ne pas avoir pris des photos maintenant que ça a disparu.

Sanguinaria

Tous les 24 mars, avaient lieu les Sanguinaria, la fête d’Attis, un dieu oriental très important dans Alix Senator. Ce jeune prince était le modèle des galles, les prêtres de Cybèle dont Khephren, le fils d’Alix et d’Enak devient bien malgré lui l’avatar.

Les deux pages ci-dessous vous raconte son mythe.
Sa fête est d’abord une journée de deuil pendant laquelle les fidèles jeûnent et les galles se flagellent et se tailladent les bras. C’est aussi ce jour-là que ceux qui veulent les rejoindre participent aux rituels d’auto-castration.

Mais, dès le lendemain, tous retrouvent leur joie et célèbrent par des chants et des banquets la résurrection d’Attis aux côtés de la Grande Déesse. Le jeune homme est avant tout une divinité de la végétation qui meurt et renaît symboliquement à chaque début de printemps.

Au 1er siècle de notre ère, son culte à mystère devint l’un des plus importants de l’empire romain.

Pour en savoir plus sur Attis, Cybèle, les galles, vous pouvez aller sur le site Alix senator ou, pour ceux qui l’ont, lire le cahier premium du tome 5 sur les divinités orientales.

Ides de Mars

Au matin des ides de mars 44 avant Jésus-Christ, Jules César, mon dictateur perpétuel préféré, était assassiné de 23 coups de couteau par une conjuration de sénateurs au pied de la statue de Pompée, son meilleur ennemi.

Menés par Marcus Junius Brutus et Caius Cassius Longinus, ces grands aristocrates romains s’opposaient à la dérive autocratique de César. Ils ne se rendaient pas compte que leur défense désespérée de la République romaine traditionnelle allait relancer les guerres civiles et surtout ouvrir la voie au petit-neveu de César, le futur Auguste.

J’ai toujours voulu représenter ce tragique événement dans une de mes BD. Cela paraissait difficile dans Alix Senator qui se déroule une trentaine d’années après. Mais j’ai trouvé une solution dans la lignée de Jacques Martin. Ne pouvant raconter directement l’aventure de Spartacus, il consacre un album à son fils où un ancien révolté évoque ses souvenirs de la guerre servile. Dans Alix Senator, j’imagine donc que Césarion a survécu à la chute de l’Égypte, complote contre Auguste et connaît la même fin tragique que son père supposé.

Ci-dessous, la mort de Césarion dans Alix Senator, tome 3 : La Conjuration des Rapaces.

Marcellus callipyge

Marcellus, le fils d’Octavie et neveu d’Auguste mourut en 23 avant Jésus-Christ à 19 ans. Je ne pourrai donc jamais l’utiliser dans Alix Senator. Et c’est bien dommage !

Pour compenser, je vous présente sa statue réalisée sans doute à la demande de son oncle pour son monument funéraire par le sculpteur grec Cléoménès l’Athénien. Il reprend le type classique d’un “Hermès orateur”, Hermès le messager des dieux, le dieu des marchands, des voleurs et un des plus beaux parleurs de l’Olympe.

En général, on montre cette statue de face mais je me demande si je ne préfère pas l’autre côté…

Pour les curieux, “callipyge” veut dire “aux belles fesses” ((καλός / kalόs = « bon, beau », πυγή / pugế = « fesse »))

Rencontre toulousaine

Du 22 février au 22 septembre se tiendra au Musée Saint-Raymond de Toulouse une exposition sur l’Antiquité dans la culture pop à laquelle Thierry Démarez et moi avons le plaisir de participer avec Alix Senator : Age of classics.

Le samedi 23 février, je serai donc au musée pour une rencontre de 15 à 18h avec Jean-Claude Golvin, Clarke et, bien sûr Denis Bajram.

Venez nombreux !

Une incursion dans le manga

Je peux enfin vous en parler, grâce à Frederic Toutlemonde se concrétise une envie qui me tenaille depuis j’ai découvert le manga : écrire pour la BD japonaise.

Ces derniers mois, j’ai en effet scénarisé un hommage à Osamu Tezuka sous la forme d’une courte variation sur son œuvre majeure (qui est aussi une de mes préférées) : La Vie de Bouddha. Elle est en train d’être dessinée par mon talentueux camarade de l’Atelier virtuel, Brice Cossu et paraîtra au Japon dans le magasine Tezucomi de cet été.

Bref, je suis bonheur et joie.