William Prout, spécialiste de la digestion

Né le 15 janvier 1785, William Prout était un savant britannique dont la spécialité était la chimie.

On lui doit, entre autres, beaucoup d’analyses des sécrétions des organismes vivants, dont il croyait qu’elles étaient produites par la ruptures des tissus (!). Ainsi, en 1823, il découvrit que les sucs de l’estomac renfermaient de l’acide chlorhydrique qui pouvait être séparé des sucs gastriques au moyen de la distillation. En 1827, ce fut lui qui établit la classification lipides, protides, glucides. Elle lui valut la médaille Copley de la Royal Society de Londres.

(Cet article est dédié à Thibaud De Rochebrune, mon futur co-auteur)

Ci-dessous :
William Prout d’après une miniature de Henry Wyndham Philips, XIXe siècle.

Publié le Catégories Éphéméride, Histoire contemporaine
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Orange mécanique

… Ou harcèlement et auto-censure avant les réseaux sociaux.

Le 13 janvier 1971 sortait en salle, Orange mécanique, de Stanley Kubrick.Film de science-fiction autant que satire sociale, il raconte les dérives d’un sociopathe ultra-violent que son gouvernement va tenter de réhabiliter au moyen de séances de conditionnement extrêmement malsaines.

Le film ne fut pas censuré à sa sortie comme on le voit souvent écrit mais Kubrick reçut beaucoup de lettres de menaces et d’insultes. Des attroupements d’opposants virulents au film eurent même lieu devant sa maison.
Lassé de ce harcèlement et craignant pour la sécurité des siens, le réalisateur finit par demander à Warner Bros, qui diffusait le film, de le retirer des salles anglaises. Ce qui fut fait. Kubrick empêcha aussi toute diffusion en vidéo ou à la télévision britannique de son œuvre. Cette auto-censure dura jusqu’à la mort du réalisateur : Orange mécanique ne fut projeté à nouveau à Londres qu’en l’an 2000 !

À méditer à l’heure où la critique des œuvres vire de plus en plus souvent au harcèlement sur les réseaux sociaux. Avec, en réponse, l’autocensure des auteurs. Espérons que la colère des foules de tous bords n’en vienne pas à nous priver des Orange mécanique de demain.

Bûche du solstice

Mon dernier souvenir de 2018 fut une succulente bûche aux amandes.
En son honneur, je vais vous parler aujourd’hui de l’origine de ce dessert de fin d’année.

Parmi les rites archaïques marquant le solstice d’hiver, on trouve un peu partout le fait de faire brûler un tronc d’arbre en offrande aux dieux afin qu’ils donnent en retour de bonnes récoltes l’année suivante.

Cette habitude s’est ensuite christinianisée : lors de la veillée de Noël on enflammait une grosse bûche qui devait, dans l’idéal, brûler douze jours, jusqu’à l’Épiphanie. Le bois devait provenir d’un arbre porteur de fruits comestibles : arbre fruitier, châtaignier… On l’arrosait de vin ou de lait et on la bénissait avec une branche de buis. Le but final était le même qu’autrefois : s’assurer que les prochaines récoltes seraient bonnes. Les tisons et les cendres étaient ensuite conservées pour assurer la protection de la maison contre les sorcières ou autre esprits malfaisants.

Dans certaines régions comme la Normandie, les parents cachaient des friandises dans la bûche en disant aux enfants d’aller prier dans un coin de la pièce. A leur retour, la bûche leur avait donné des bonbons 🙂

Mais l’invention de la bûche « gâteau » est beaucoup plus récente. Elle date du XIXe siècle sans qu’on connaisse le nom de son inventeur. Peut-être est-elle née à Lyon vers 1860 ou un peu plus tôt chez un pâtissier de Saint-Germain-en-Laye. Quoi qu’il en soit, elle n’est devenue populaire comme dessert de Noël ou de nouvel an qu’après la deuxième Guerre Mondiale.

Sa consommation entraîne-t-elle de bonnes récoltes l’année suivante ? La question est ouverte. J’attends vos futurs témoignages.

Bonne année 2019

Le 21 juillet 1969 , un homme posait pour la première fois le pied sur la Lune. En pleine guerre froide, la compétition entre l’URSS et les USA avait permis en moins de deux décennies de passer des tous premiers missiles balistiques inspirés des V2 de l’Allemagne nazi à de gigantesques fusées civiles.

Le projet Apollo, c’est un budget cumulé de plus de 18 milliards de dollars de l’époque, environ 150 milliards d’aujourd’hui. Au plus fort du programme, 400 000 personnes travaillaient pour la NASA, qui consommait à elle seule 4,5% du budget fédéral des USA. Le projet Apollo, c’est 17 lancements de fusées Saturn V, dont 6 des 7 derniers vols ont été se poser sur la Lune. Le projet Apollo, c’est donc 12 astronautes qui ont pu fouler le sol lunaire et en ramener 382 Kg de roches qui enchantent depuis les laboratoires et musées du monde entier. C’est 3 réflecteurs posés sur ce sol lunaire qui permettent encore aujourd’hui de mesurer la distance qui nous sépare de notre satellite avec un simple laser.

Et pourtant, lentement, a commencé à monter la rumeur que tout cela n’aurait pas eu lieu. Que les images télévisées des hommes sur la Lune étaient réalisées en studio. Que tout n’était qu’une gigantesque conspiration aux buts variés et aux contours protéiformes. Au début, on se disait que ce déni venait d’une rupture de confiance  d’une partie des Américains envers leur gouvernement fédéral, en particulier depuis qu’ils avaient découvert les pratiques obscures de la CIA, du complexe militaro-industriel et même de leur président avec l’affaire du Watergate. Aujourd’hui, cette défiance s’est mondialisée : en 2018, un sondage de l’IFOP révélait que 16% des Français doutaient que les Américains aient jamais marché sur la Lune.

C’est toute la science voire la rationalité qui sont maintenant menacées par cette vague de rejet. Tous les faits ou preuves scientifiques peuvent se retrouver contestés comme si c’était juste des opinions parmi d’autres. Sachant que toutes les études montrent que ce rejet est particulièrement marqué pour les plus jeunes générations. En 2018, en France, près d’un sondé sur dix était d’accord avec l’affirmation « il est possible que la Terre soit plate et non pas ronde comme on nous le dit depuis l’école ».

Si nous avons un souhait pour l’avenir, c’est que la défiance, légitime, envers les autorités ne tourne pas à l’obscurantisme généralisé. Car, contrairement à ce que pensent ceux qui doutent de tout, ce n’est pas leur liberté de penser qu’ils défendent, mais un grand fatras sans queue ni tête qui ne peut que profiter à ceux qui sauront en abuser : les systèmes totalitaires, les seigneurs de guerre, les intégristes religieux de tous bords… Bref, à tous ceux qui exigeront, eux, que nous nous soumettions vraiment à une seule et unique vision du monde : la leur.

Alors, en ces 50 ans des premiers pas de l’humanité sur la Lune, souhaitons-nous une bonne et rationnelle année 2019 !

Valérie Mangin et Denis Bajram

Saint Sylvestre, le saint du Réveillon

Quitte à vous souhaiter à tous un très joyeux réveillon, je vais vous présenter le fameux saint Sylvestre, le saint que les Catholiques fêtent aujourd’hui.

Sylvestre était un pape du quatrième siècle. On croyait au Moyen-Âge que c’était lui qui avait converti au christianisme l’empereur Constantin. Ce souverain aurait été atteint d’une maladie de peau incurable et aurait guéri miraculeusement après son immersion dans la piscine de son baptême. Quoi qu’il en soit, c’est lui qui autorisa le culte chrétien dans tout l’empire à côté des célébrations traditionnelles.

C’est lui aussi qui offrit au pape le pouvoir sur tout l’Occident. Enfin, c’est ce que dit la Donation de Constantin, un texte qu’on sait aujourd’hui être un apocryphe – un faux – forgé plusieurs siècles après la mort de ses protagonistes supposés. Mais c’est lui qui fonda juridiquement pendant tout le Moyen-Âge le pouvoir temporel de la papauté et lui permit de se poser en rivale des rois et des empereurs.

Ci-dessous :
– Vitrail de la cathédrale de Chartres représentant saint Sylvestre baptisant l’empereur Constantin.
– Buste colossal de Constantin, bronze du IVe siècle, musée du Capitole, Rome.

Le père Noël

Après vous avoir parlé de saint Nicolas, il y a quelques jours, je ne pouvais pas manquer d’évoquer son descendant le plus fameux : le père Noël.

Si pour nous, la « saint Nicolas » tombe le 6 décembre, elle arrivait le 19 décembre en fonction du calendrier julien, le calendrier que l’on utilisait au Moyen-Âge. Elle en vint donc à se confondre assez naturellement avec les fêtes du solstice d’hiver (20-21 décembre). Or, en souvenir du sauvetage des trois petits enfants par le saint, on offrait dès cette époque des cadeaux aux enfants ce jour-là.

Saint Nicolas et les enfants, Nancy, © Ville de Nancy

Sinter Klaas et Santa Claus

Au moment de la Réforme, les protestants luthériens rejetèrent les saints liés au catholicisme. Ils confièrent alors le soin de gâter les plus jeunes à un enfant divin : l’enfant Jésus, le nouveau-né de la crèche. Mais cela n’eut qu’un succès relatif : peut-être parce qu’on avait du mal à imaginer un nourrisson chargé de bonbons ou de paquets cadeaux ? En tout cas, d’autres réformés imaginèrent plutôt de « laïciser » saint Nicolas. « Sinter Klaas » apparut aux Pays-Bas qui deviendra ensuite le « Santa Claus » américain.

Celui-ci devient vraiment populaire aux États-Unis au XIXe siècle. Le 23 décembre 1823, un journal de New York publia un poème anonyme « A visit from St. Nicholas » dans lequel, le saint est un gros lutin joyeux, habillé de rouge, qui distribue des cadeaux grâce à son traineau tiré par huit rennes. On est déjà bien loin du saint originel !
Souvent repris ensuite et illustré, ce texte se diffuse progressivement dans le monde entier et fixe la figure de « santa Claus ».

Vers 1850, Charles Dickens et ses « Livres de Noël » finissent de populariser le sympathique personnage dans le domaine anglo-saxon. Le côté « saint » est totalement oublié au profit de celui du lutin à hotte remplie de cadeaux. En 1885, l’illustrateur Thomas Nast lui donne une maison, ou plutôt une fabrique de jouets au pôle Nord, le centre de l’hémisphère nord en quelque sorte. Depuis, on lui attribuer des résidences plus au sud : il faut bien nourrir les rennes ! e même une résidence secondaire dans la Pacifique : l’île Christmas 🙂

Père Noël

Chez, nous, c’est en 1848, que l’expression « Père Noël apparaît. Mais on parle encore plutôt à l’époque de « Bonhomme de Noël ». Et surtout, les traditions locales restent très variées : le Rois Mages apportent les cadeaux en Provence, en France-Comté, c’est une fée sur un âne…
Le Père Noël ne sera vraiment popularisé qu’après la Seconde Guerre mondiale. En 1946, Tino Rossi interprète pour la première fois la chanson Petit Papa Noël, à l’origine un texte sur un enfant qui demande au Père Noël le retour de la guerre de son père.

Marchandisation

A la même époque, la marque Coca-cola arrive en France avec le Plan Marshall. Elle amène avec elle, l’image du Père Noël qu’elle a définitivement popularisée depuis les années 30 (et non créé comme le veut la légende urbaine).
Mais une campagne de presse condamnant l’utilisation commerciale du personnage est alors menée. Un jeune prêtre dijonnais, Jacques Nourissat, condamne même au bûcher le père Noël, outré qu’il soit à l’effigie des grands magasins de Dijon. L’autodafé a lieu sur les grilles de la cathédrale Saint-Bénigne le 23 décembre 1951. Des controverses eurent ensuite qui virent s’affronter les écrivains catholiques (Cesbron, Mauriac) qui condamnaient le marchandising autour de Nöel et les supporters du père Noël comme Barjavel, Cocteau ou Lévi-Strauss.

 

Publicité Coca-cola vintage © the coca-cola compagny

En 1962, ouvre le « secrétariat du Père Nöel » au ministère des PTT. La première réponse est rédigée par la propre sœur du ministre : la pédiatre Françoise Dolto.
Aujourd’hui, près de 2 millions de lettres sont envoyées au Père Noël depuis tous les pays du monde.

De nos jours, le Père Noël existe même dans les pays de tradition non-chrétienne. En Chine par exemple, le 25 décembre est devenue une occasion d’offrir des cadeaux aux enfants et de réunir toute la famille.

Le Père Noël est devenu un symbole de la mondialisation des imaginaires comme des pratiques familiales et de la consommation en général.

 

Le Père Noël nourrit un de ses rennes © santatelevision.com

Solstice d’hiver

Chaque année, en général le 21 ou le 22 décembre a lieu le solstice d’hiver. C’est le jour le plus court de l’année: dans l’hémisphère nord, le nôtre, la position apparente du Soleil par rapport à la Terre atteint son extrême méridional en fonction du plan de l’équateur.

« Solstice » vient du latin « solstitium », de « sol », soleil et « sistere », s’arrêter car la position du soleil à son lever et à son coucher semble stationnaire par rapport au méridien – la ligne imaginaire reliant les pôles – pendant quelques jours. Ensuite, elle se redécale vers l’est au lever et vers l’ouest au coucher.

Bien sûr, un tel événement astronomique était célébré dans de nombreuses cultures antiques. Peut-être au départ parce qu’on craignait que le soleil et la lumière ne disparaissent totalement dans la nuit hivernale. Je vous ai déjà parlé des Saturnales ou de la fête de Sol invinctus – le soleil invaincu – à Rome. Ce sont les ancêtres de notre Noël avec des fêtes germaniques archaïques telle que Yule.

Image : La Terre lors du solstice d’hiver de l’hémisphère nord.
©Przemyslaw ” Blueshade ” Idzkiewicz.

Hanoucca

Cette année, la fête juive de Hanoucca avait lieu de la soirée du dimanche 2 décembre à celle d’aujourd’hui, le 10.

Cette célébration commémore la réinauguration de l’autel des offrandes dans le second Temple de Jérusalem vers 165 av. J.-C. Deux ans plus tôt, le roi Antiochus IV, qui dirigeait une grande partie des territoires conquis autrefois en Orient par Alexandre le Grand et appartenait à une dynastie d’origine grecque, avait ordonné la dédicace d’un autel à Zeus dans le Temple.
Mais, depuis 175 av. J.-C. une partie du peuple de Judée était soulevée contre lui à la suite de la famille des Maccabées. C’est cette révolte qui permit finalement la réatribution du Temple au culte juif.

Selon la tradition, pendant la nouvelle consécration, eut lieu le miracle de la fiole d’huile. On raconte que, quand on voulut allumer la menorah – le chandelier à 7 branches – du Temple, on se rendit compte qu’il ne restait plus qu’une seule fiole d’huile qui n’avait pas été profanée, c’est-à-dire de quoi faire briller le candélabre une seule journée. Mais un miracle eut lieu : avec cette huile, les desservants parvinrent à faire briller les lumières 8 jours durant, le temps de refabriquer de l’huile.

La plupart des rituels liés à hanoucca font référence à ce miracle comme l’allumage d’un chandelier à 9 branches ou la consommation de friandises à l’huile d’olive. On joue aussi souvent avec des toupies dont chaque face est marquée d’une lettre hébraïque qui signifieraient « un miracle a eu lieu là-bas ».

Ci-dessous :
– chandelier à 9 branches ©jforum.fr
– beignet de hanoucca ©naomiecook
– Toupies de hanoucca ©toupie-shop.com

 

Le pain d’épice, une friandise chinoise

Eh oui, ce pain au miel traditionnel de Noël vient de très loin. C’est un lointain descendant du « Mi-kong » chinois, une pâtisserie cuisinée à base de farine de froment, de miel et, bien sûr, d’épices. Son voyage jusqu’à nos contrées occidentales fut aussi violent que sa dégustation est gourmande.

Connu dès le Xe siècle, il est consommé par les guerriers de Gengis Khan qui l’emmènent avec eux jusqu’au Moyen Orient. Là, les chevaliers croisés le découvrent à leur tour et le rapportent en Allemagne vers le XIIe ou le XIIIe siècle.

Il est adopté par les monastères et c’est par leur réseau qu’il se diffuse ensuite partout en Europe. Il arrive en Alsace au plus tard au XVe siècle. En 1476, les boulangers y fondent la corporations des « Meisterlebzelter », « maîtres en pain d’épices ». Aujourd’hui, le pain d’épice est toujours un classique de la gastronomie alsacienne.

Réalisé avec 4 épices : la cannelle, la girofle, le gingembre, l’anis, il est consommé partout en France. Depuis le début du XIXe siècle, c’est même une pâtisserie très populaire. La Foire du Trône parisienne est la descendante directe de la foire au pain d’épices qui s’est tenue là à partir de 1805. Vers 1890, elle comptait près d’un millier de marchands ! A l’époque, le pain d’épice de base était même moins cher que le pain classique. On en faisait déjà de toutes les formes : bonhommes, animaux, saint Nicolas… glacés au sucre ou fourrés à l’orange. Pas étonnant que les frères Grimm ait fait de la maison de la méchante sorcière qui veut manger Hansel et Gretel une maison en pain d’épices.

Photo © marieclaire.fr

Le père Fouettard

Ce sinistre personnage est l’acolyte de saint Nicolas dont je vous ai parlé le 6 décembre. Mais, alors que le saint distribue bonbons et cadeaux, lui distribue plutôt les coups de martinets aux enfants qui n’ont pas été sages pendant l’année. Il a d’ailleurs fait beaucoup d’émules ces derniers temps, malgré l’interdiction officielle de la fessée en France.

Plusieurs légendes expliquent sa naissance. Selon l’une d’elles, il serait né à Metz, en Lorraine, en 1552 pendant que l’armée de Charles Quint faisait le siège de la ville. Ses habitants firent un mannequin à l’effigie de l’empereur et le promenèrent dans la ville avant de le brûler.

Depuis, il a essaimé en Belgique, en Suisse, en Allemagne… Il y adopte diverses apparences mais il est toujours sombre, avec une longue barbe, de la fourrure ou des vêtements noirs et bien sûr un fouet ou des branchage pour châtier les « méchants ».

Dans certaines régions, c’est un charbonnier ou un ramoneur. Son côté noir est dû à la suie dans laquelle est il est censé vivre constamment. Mais, ailleurs, il tend franchement à la caricature raciste: « Zwarte Piet », sa variante des Pays-Bas a le visage peint en noir et les cheveux crépus. Des personnes de plus en plus nombreuses demandent d’ailleurs sa disparition pour cette raison, ou, pour le moins une franche modernisation de la tradition. Il serait temps d’y penser en effet.

Ci-dessous :
– Saint Nicolas et le père Fouettard, version « homme des bois » © herault-tribune.com
– Zwarte Piet, caricature raciste © oneikathetraveller.com