Rencontres Prix Bayeux des Correspondants de Guerre

Toutes cette semaine ont lieu dans la ville de Bayeux, les Rencontres Prix Bayeux des Correspondants de Guerre.

On peut les écouter évoquer les principaux théâtres de conflits d’aujourd’hui tels que l’Irak, la Libye, le Yemen ainsi que le difficile mais au combien nécessaire travail qu’ils y effectuent.

On peut aussi admirer leurs photos, carrefour de l’Art et de l’actualité parfois la plus dure dans plusieurs expositions comme celle consacrée à « Raconter la guerre » à l’Hotel du Doyen qui raconte l’évolution du métier de journaliste de guerre de celle de Crimée à nos jours.

Mais, ce soir, c’est à l’inauguration d’une autre exposition que je suis allée : celle dédiée à Shah Marai, le chef photographe de l’AFP à Kaboul qui a perdu la vie dans un double attentat à la bombe en avril dernier, au Musée Mémorial de la Bataille de Normandie. Ses clichés n’évoquent pas seulement la guerre et la dureté des temps mais aussi l’étrangeté au cœur du quotidien et parfois, sa simple beauté.

Pour tout savoir sur toutes les expositions, soirées … : Prix Bayeux des Correspondants de Guerre

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Kiku no sekku, le festival des chrysanthèmes

Le neuvième jour du neuvième mois, on célèbre au Japon le festival des chrysanthèmes ou « fleurs d’or ».

Ces fleurs, tout comme la fête en leur honneur, sont originaires de Chine. Là-bas, le nombre 9 est particulièrement valorisé car 3 est le nombre porte-bonheur et, comme vous le savez, 3 X 3 = 9. Le neuvième jour du neuvième mois est donc une date particulièrement favorable.

Les chrysanthèmes arrivèrent au Japon au IVè siècle avant Jésus-Christ. Elles furent d’abord utilisées en médecine pour combattre fièvres et inflammations. Puis, on s’attacha de plus en plus à leur beauté. La famille impériale s’y intéressa et, au début du XIIIè siècle, l’empereur Go-Toba fit même du chrysanthème à seize pétales stylisé, le kikumon, son symbole. Il faut dire que le chrysanthème était alors un symbole solaire et que l’empereur était censé être un descendant direct de la déesse du soleil Amaterasu.

La culture de la fleur se développa ensuite sous l’ère Edo (1603-1868), à partir de Kyôto, la capitale impériale. Le festival lui-même fut célébré pour la première fois au XVIIè siècle. La cour commença alors à mettre en scène des expositions de chrysanthèmes le jour traditionnellement dédié à la célébration du Soleil, au début de la saison froide. La culture des chrysanthèmes devint un véritable passe-temps pour les aristocrates puis pour toutes les couches de la population.

Dans le dernier quart du XVIIIè siècle, le goût pour ces fleurs amena la création de « kiku ningyo », poupées chrysanthèmes, représentant des personnages traditionnels de taille réelle avec des habits de petites fleurs.

Aujourd’hui, on célèbre toujours le jour des fleurs d’or en en exposant partout sur les balcons et dans les lieux publics. On mange aussi des gâteaux de chrysanthème (une boulette faite de pétales mélangés à des fleurs de riz) et on boit de l’alcool de fleurs. On peut aussi poser un morceau de coton sur des chrysanthèmes la veille de la fête et, le lendemain matin, se laver avec ce coton mouillé de rosée. La fleur a toujours la réputation de prodiguer vigueur et longue vie à ceux qui la consomment.


– Carte postale de 1910 environ montrant des geishas à Osaka durant le festival des chrysanthèmes
– Chrysanthème, 2012, ©ZhuoYing