Les albums de 2026

2026 sera bien sûr l’année du Thorgal que j’ai réalisé avec Christophe Bec au co-scénario et au dessin : La Déesse d’ambre. Mis en couleur par Gaétan Georges, il sortira aux éditions du Lombard, le 6 février prochain.

Édition normale

Il sera accompagné, le 20 février, d’une édition noir et blanc accompagnée d’un cahier graphique détaillant le making of du projet.

Édition noir et blanc

Mais je n’abandonne pas Alix pour autant. Le tome 17 des aventures d’Alix senator, Le Maître des masques, devrait sortir dans les prochains mois aux éditions Casterman. Il sera toujours dessiné par Thierry Démarez et mis en couleurs par Jean-Jacques Chagnaud.

Extrait du tome 17 d’Alix senator

Les aventures du jeune Alix continuent également. Chrys Millien est en train de dessiner notre prochain album : L’Hydre de Pompéi. Il sortira sans doute l’an prochain, en 2027.

Avant cela, vous pourrez retrouver Tanis, pour un tome 3 aux éditions Dupuis, La Tour de Babel, co-scénarisé avec Denis Bajram et dessiné et mis en couleurs par Stéphane Perger.

Parallèlement à ces séries en cours, je compte bien commencer de nouveaux projets avec de nouveaux co-auteurs. Il y aura de l’historique et, j’espère, de la SF. c’est encore trop tôt pour vous en parler mais je compte bien le faire dès que possible.

Narration : une page d’Alinoë, le tome 8 de Thorgal

Christophe Bec termine ces jours-ci notre Thorgal Saga. Cela m’a donné envie de refeuilleter une énième fois les albums de Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski.

Je suis donc retombée sur cette page 40 d’Alinoë, le tome 8 de la série. Dans cet album, Aaricia et Jolan, restés seuls sur leur île (oui, c’est un album quasiment sans Thorgal !), affrontent un étrange garçon aux cheveux verts, Alinoë. Je ne vous spoilerai pas le fin mot de l’histoire mais j’espère que ce post vous donnera envie de la lire.

Voici donc la page 40. C’est le début de l’affrontement final entre Aaricia et Alinoë et, visiblement, c’est mal parti pour la mère de Jolan. Comme dans toutes les bonnes histoires d’horreur des années 80 (d’horreur tout public ici ), il faut que les héros passent par une phase désespérée avant de remporter la victoire finale sur les monstres qui les attaquent. Mais, ici, les auteurs ne se sont pas contentés de raconter leur histoire en mettant bout à bout leurs cases : ils ont aussi donné une dimension esthétique à leur page, dimension qui vient renforcer la puissance de ce qu’ils racontent et des émotions qu’ils veulent faire partager.

La page est divisée en 3 strips et 5 cases, symétrisés autour d’une diagonale allant du coin en haut à droite au coin en bas à gauche. La case 5 est l’écho de la 1 et la 4 de la 2. Autour de cette diagonale, on retrouve 3 fois Aaricia dans une position de plus en plus difficile. Parallèlement, les plans serrés alternent avec les plans larges. Tout cela participe à montrer le côté sans issue de la situation. Non seulement le danger se rapproche d’Aaricia, mais, en plus, elle n’a pas d’endroit où fuir. Elle est totalement encerclée. Elle est prisonnière de la page comme d’Alinoë.

À ce titre, la dernière case avec Jolan est une rupture avec le reste de la planche. Pourtant, les auteurs ont réussi à en faire un subtil rappel : Jolan est encerclé par les eaux comme sa mère l’est par ses ennemis. Mais l’effet de rupture reste dominant et il est, lui aussi, significatif : c’est de Jolan que viendra le salut d’Aaricia, c’est lui qui lui permettra finalement d’échapper à l’emprise d’Alinoë et de se sauver.