O tempora, o mores ! 

“Ô temps ! Ô mœurs !”
Je ne sais pas pourquoi, le grand feuilleton politique de l’été me donne envie de citer Cicéron aujourd’hui. Cette locution, O tempora, o mores ! se trouve dans son premier discours contre Catilina. L’orateur y fustige la décadence de son époque qui a oublié le “mos majorum”, les coutumes des ancêtres.
Cela dit, à titre personnel, je ne regrette pas les temps anciens, pas plus que je ne crois que le nouveau monde soit si différent de l’ancien…

Quant à Catilina, ce n’est pas une charmante jeune femme qui a repoussé les avances de Cicéron comme un camarade de classe l’a répondu un jour à notre professeur de latin :

“Pour résumer brièvement l’affaire, Catilina est un sénateur romain à la réputation sulfureuse : plus chef de bande qu’homme politique, il n’hésite pas à faire le coup de poing pour imposer ses idées. En 63 avant J.C., après avoir échoué à trois reprises à l’élection du consulat, Catilina renonce à emprunter la voie légale et opte pour la manière forte : il prend la tête d’une conjuration dont le but est d’éliminer une partie des hommes politiques (Cicéron inclus), de renverser le Sénat et de prendre le pouvoir. Cicéron, alors consul, apprend l’existence de ce complot et dénonce Catilina au Sénat – ce sont les “Catilinaires” en question. Catilina s’enfuit en Étrurie auprès de ses partisans, mais il est tué en 62 avant J.C. Les autres conjurés, restés à Rome, sont exécutés sur les ordres de Cicéron. Acclamé par le peuple, il sera pourtant condamné à l’exil quelques années plus tard, pour avoir fait assassiner sans procès des citoyens romains… ”

Extrait du blog La toge et le glaive : La toge et le glaive

Publié le Catégories Histoire antique
Partager Google+ LinkedIn