Vestalia

Du 7 au 15 juin avaient lieu à Rome les vestalia, les fêtes en l’honneur de la déesse Vesta, maîtresse du feu sacré de Rome.

Les cérémonies se déroulaient dans son temple où on ouvrait le « penus Vestae », le sanctuaire, habituellement dissimulé derrière un rideau. Là, se trouvaient tous les objets sacrés liés au culte et surtout les Pénates, les gardiens archaïques du foyer, du peuple romain.

Les matrones y entraient pieds nus et cheveux dénoués pour y demande la bénédiction de la déesse pour elles et leurs familles. Elles apportaient en échange de multiples offrandes dont le foetus d’un veau retiré directement du ventre de sa mère (bon appétit !)
Le dernier jours, le penus était refermé et le temple solennellement nettoyé et purifié.

A partir du IIè siècle avant Jésus-Christ, les vestalia devinrent aussi la fête des boulangers, des meuniers et même des ânes (eh oui 🙂 ) qui fabriquaient ou transportaient la farine destinée aux sacrifices religieux.

 

Felix dies natalis

Aujourd’hui est un jour sacré pour tous les amoureux de la Rome antique. Selon la légende, c’est le 21 avril 753 avant Jésus-Christ, que Romulus fonda la Ville.
On raconte que, tandis qu’il en traçait les limites avec une charrue, son frère Remus se moqua de ces remparts encore symboliques en sautant par dessus. Furieux, Romulus le tua, réalisant une sorte de sacrifice humain qui allait assurer lasacralité de son tracé.
Plus tard, son geste inspira aussi un adage romain qui allait avoir beaucoup de succès en Italie et ailleurs : insociabile regnum (« Le pouvoir ne se partage pas »).

Ci-dessous, tout droit sortie du fin fond de mes archives, une photo de ma première rencontre avec la Louve allaitant Romulus et Remus, au Capitole, en 2004.

7 avril 451 : Attila prenait Metz

Il y a 1567 ans, les armées d’Attila avaient un gros coup de chance. La muraille sud de la ville de Metz (Divodurum Mediomatricorum) qu’ils essayaient en vain de prendre depuis trois semaines s’écroulait toute seule devant eux !
Enervés par l’attente, les guerriers huns entrèrent aussitôt dans la cité et massacrèrent toute la population. L’invasion de la Gaule commençait.

Ci-dessous, les ruines d’une cité de l’Orbis galactique romain après le passage d’Attila dans le Fléau des Dieux, avec Aleksa Gajic, aux éditions Soleil.

Joyeux anniversaire Minerve !

La déesse Minerve détruit la cité des Amazones dans le dernier Troyen (dessinée par Thierry Démarez)

Le 19 mars, c’est l’anniversaire… de la déesse Minerve, la divinité romaine de la guerre et de la sagesse.
Sa fête s’appelait les Quinquatries, peut-être parce qu’elle commençait le cinquième jour après les fameuses ides de mars.
En tout cas, les célébrations finirent par s’étendre sur cinq jours pendant lesquels les écoliers étaient en vacances. Le premier jour, on allait adorer la déesse dans son temple. Les trois suivants, on assistait à des combats de gladiateurs en l’honneur de son aspect guerrier, et le dernier, on purifiait les trompettes sacrées.

Le temple de Minerve de Tébessa (Algérie) du IIè siècle après Jésus-Christ, photographié en 1928.

16 mars 455: mort de Valentinien III, l’empereur du Fléau des dieux

Vous ne connaissez sans doute pas l’empereur Valentinien III mort à Rome le 16 mars 455, une vingtaine d’années avant la chute définitive de l’empire romain d’Occident. Pourtant c’est sous son règne qu’eut lieu la tentative d’invasion des Huns d’Attila.
… Et donc en ce qui me concerne, c’est le modèle d’un des personnages de mon space opera, le Fléau des dieux.
Le vrai Valentinien, jaloux du prestige et du pouvoir croissant du patrice Aetius, le général qui avait arrêté Attila à la bataille des Champs Catalauniques, finit par l’assassiner de sa propre main en septembre 454. Mais le général eut une revanche posthume : ce sont deux des hommes de sa garde personnelle qui assassinèrent à leur tour l’empereur quelques mois plus tard.
Toute une époque !

A gauche :
Valentinien III, empereur de l’Orbis romain galactique, Le Fléau des Dieux (dessin : Aleksa Gajic)

 

Portrait de famille, peut-être celui de Valentinien III avec sa mère Galla Placidia et sa sœur Honoria, Vè siècle après Jésus Christ, Museo Civico, Brescia.