L’actualité

Ouraline

Chères lectrices et lecteurs d’Alix, vous avez sans doute déjà rêvé d’avoir à la maison un morceau d’orichalque, ce mystérieux métal tombé du ciel, aussi dangereux que fascinant, qui tour à tour soigne et détruit ceux qui l’approchent. Un jour, peut-être, on découvrira sa lueur verte, malsaine et radioactive dans des ruines antérieures à l’empire d’Alexandre ou bien au fin fond d’une crevasse océanique. Mais, pour l’instant, l’orichalque n’existe que dans l’univers créé par Jacques Martin.

En revanche, on fabrique depuis l’Antiquité des objets qui me font immanquablement penser à lui. Ils sont radioactifs et dégagent une puissante luminescence verte quand ils sont exposés à la lumière ultraviolette. Ce sont les objets en ouraline, comme les flacons que je vous montre ci-dessous.

L’ouraline est un verre dans lequel on a incorporé de l’uranium. En général, cet élément chimique ne représente pas plus de 0,2% du poids de l’objet. Mais cette proportion peut atteindre jusqu’à 25% entre 1880 et 1920, époque où la mode de l’ouraline atteint son apogée. La découverte de la radioactivité en 1896 n’altère pas sa popularité, au contraire. Elle n’en devient que plus attractive pour le grand public.

Aujourd’hui, on fabrique toujours de l’ouraline, surtout aux États Unis. Les taux de radiation qu’elle dégage sont très faibles et elle est considérée comme inoffensive. On recommande toutefois ne pas boire ni manger dans ce genre de vaisselle… Je vous laisse juge.

Un making of Alix senator

Avis aux fans d’ Alix Senator : le premier making of de la série va être bientôt disponible.

A paraître en août, album 46 pages couleurs, format 20x25cm :
« Alix senator, les coulisses du cycle des rapaces » (making of des 3 premiers albums : lettre d’intention, roughs commentés par les auteurs…)
Numéroté, envisagé 200ex max. Signé par les auteurs.
Préface de Numa Sadoul
Réservations déjà possibles sur la page facebook des Éditions CedMag.

Exposition Junji Ito

Denis et moi sommes lecteurs de Junji Ito depuis plus d’une vingtaine d’années grâce à la traduction de ses œuvres chez Tonkam. Nous avons toujours été très admiratifs de sa capacité à créer le malaise, le dégoût, voire le pur sentiment d’horreur chez ses lecteurs, choses très rares en bande dessinée. Jusqu’ici, nous avions un peu le sentiment d’être seuls (ou presque) à apprécier ce maître du manga, alors nous avons vu avec grand plaisir le Festival d’Angoulême lui consacrer une belle exposition.

Voir les planches de Junji Ito « en vrai » n’a pas été une déception au contraire. Nous avons pu suivre son évolution tout au long de sa carrière. La finesse et la variété de ses encrages, l’apparition de détails rendus invisibles au format des éditions que nous avions, nous ont permis d’apprécier encore plus la puissance et l’élégance étrange de son dessin et de sa narration. Nous avons même eu le plaisir d’entrevoir le maître qui, disons-le, a l’air beaucoup plus sage que sa création.

Voici quelques photos pour celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de se rendre à Angoulême cette année.

Et surtout, jetez-vous sur la réédition des œuvres de Junji Ito aux éditions Mangetsu !

Photos © Denis Bajram et Valérie Mangin

Bonne année

Ces dernières années n’ont pas été simples et 2022 n’a pas échappé à la règle. Denis et moi espérons que 2023 sera bien meilleure, en particulier pour tous ceux qui se retrouvent en grande difficulté aujourd’hui. Et qu’en décembre 2023, nous serons enfin un peu tristes de laisser partir une année qui se sera bien passée pour l’humanité !

Alix 41 mis en couleur

J’ai reçu un beau cadeau pour la saint Nicolas: j’ai reçu les pages du tome 41 d’Alix mises en couleur par Jean-Jacques Chagnaud.
L’album est donc fini et bien fini. Vous le retrouverez en librairie début février, juste après le festival d’Angoulême.
Pour vous faire patienter, je vous présente la Reine des Amazones : Délia de Thessalonique, aux prises avec le propréteur romain de la province.