Tiens tiens, mais on dirait que Thierry Démarez a fini les pages noir et blanc du tome 14 d’ Alix Senator… ❤
L’actualité
Les premières footballeuses
Puisque l’Euro féminin commence en Angleterre…
Voici une photo prise le 23 mars 1895 d’une partie des joueuses du « British Ladies ‘Football Club », l’une des premières équipes de football féminin.
Malgré les quolibets voire les violences sexistes, elles continuèrent à jouer pendant deux ans, mais des matchs d’exhibition seulement (et la tête toujours couverte d’un bonnet, on ne transige pas avec la pudeur, même si elles ont eu le droit de faire du sport sans corset, une révolution…). Elles firent ensuite un bref retour en 1902-1903 et le football féminin retomba dans l’oubli.
Il ne revint qu’à l’occasion de la Première Guerre Mondiale,quand le jour de Noël 1916, eut lieu le premier match enregistré entre des équipes féminines d’ouvrières d’usine à Ulverston, Cumbria.
Les images de la semaine
Aujourd’hui, c’est aussi la fête des pères; Je vous propose donc un petit moment de tendresse.
Mais j’ai posté d’autres images sur FB cette semaine. Je vous les montre en vrac :


En 1839, Richard Owen reconnu dans un fragment d’os inconnu qu’on lui montrait, celui d’un grand oiseau. Plus tard, il parvint à reconstituer des squelettes entiers. Ici, en 1879, il pose à côté du plus grand spécimen reconstitué avec le tout premier fragment os reconnu à la main.
Tout à fait autre chose :


Tanagra à l’éventail
Une tanagra est une statuette féminine en terre cuite du 4e ou 3e siècle avant notre ère. Elle tire son nom de la nécropole grecque où furent découvertes plusieurs centaines de figurines en 1870. Mais on en produisait dans tout l’orient hellénistique.Deux dogūs du Japon
Histoire de sortir un peu de l’aire européenne, je vous propose aujourd’hui deux statuettes retrouvées au Japon.

Ces dogū, deux parmi les 20 000 environ qui ont été découvertes, datent de la période du Jōmon moyen à récent (entre 3000 et 1300 avant notre ère).
À cette époque, les chasseurs-cueilleurs de l’archipel se sédentarisent dans des villages de plus en plus structurés. Ils ne pratiquent pas l’agriculture et vivent surtout de pêche. Ils sont parmi les premiers au monde à inventer la céramique, même s’ils font aussi des statuettes en pierre.
Chaque région a son style ou presque, très différent de celui des autres. Comme pour les statuettes européennes, on ignore totalement quelle pouvait être leur fonction.
Alix : extrait de la Reine des Amazones
La Vénus de Hohle Fels
Voici une des plus anciennes œuvres d’art représentant une figure humaine découvertes à ce jour. Il s’agit de la Vénus de Hohle Fels du nom de la grotte allemande où elle a été trouvée en septembre 2008.

La Vénus est âgée d’au moins 35 000 ans. Elle a été sculptée dans de l’ivoire de mammouth laineux mais elle est beaucoup plus petite qu’une défense de cet animal. Elle mesure seulement 6 cm sur 3,5 environ.
Cette taille ainsi que le fait que la tête soit remplacée par un anneau donne à penser qu’il s’agit peut-être d’une amulette que sa ou son propriétaire portait autour du cou ou suspendu à sa ceinture par exemple.
On ignore sa fonction exacte (et si même elle en avait une). Le nom générique de Vénus donné à toutes les statuettes de ce type par leurs premiers découvreurs au début du XXe siècle ne doit pas faire penser qu’il s’agit forcément de représentation érotique.
D’autres hypothèses peuvent être émises. Par exemple, que la Vénus est une amulette protectrice offert à une jeune fille pour l’accompagner dans l’âge adulte ou bien le représentation de la vieille femme qu’elle deviendra un jour si elle a la chance de vivre assez longtemps.
Mais tout cela ne sont que des hypothèses et on ne saura sans doute jamais ce que la Vénus représentait vraiment pour les personnes qui l’ont sculptée et portée.
Hélène Bertaux et la défense des femmes artistes
Les images de la semaine
Cette semaine, j’ai posté de plusieurs images sur Facebook que je ne vous ai pas encore montrées. Voici donc un post pour me rattraper.
– Barrau épouse de Leyrac secourant son mari blessé, œuvre de Labrousse (graveur) et de Berricourt (dessinateur), conservée à la Bibliothèque Nationale de France.

Sémiramis
Sémiramis est une reine assyrienne du 9e siècle avant notre ère. Son histoire réelle est peu connue mais elle a donné naissance à une des grandes légendes du Proche-Orient antique. Elle commence en tragédie et finit en apothéose et, vous verrez, elle a quelques similitudes avec le mythe de Romulus.

Tout débute donc avec une divinité, non pas avec Mars, mais avec sa compagne de toujours : la déesse de l’Amour, la Vénus locale. Elle est très en colère contre Dercéto une autre déesse, une sorte de sirène, qui vit en célibataire près d’Ascalon, au Proche Orient. Pour la punir de ne pas s’intéresser à l’amour, Vénus ou plutôt Ishtar, lui donne l’envie irrépressible de s’unir à un jeune mortel. Quelques mois plus tard, Dercéto accouche d’une petite fille et, comprenant avec horreur ce qui s’est passé, tue son amant, abandonne son enfant et plonge pour toujours au fond de son lac préféré.
Heureusement, le bébé est recueilli par des colombes, les oiseaux d’Ishtar/Vénus, puis par des bergers qui lui donnèrent son nom de Sémiramis. Devenue grande, sa beauté attire l’attention d’un général qui l’épouse, puis du roi de Ninive qui ordonne à son mari de se suicider pour pouvoir l’épouser à son tour. Les rois, comme les dieux, ne reculent devant rien à l’époque.
Mais son mariage ne porte pas chance au souverain de Ninive. Il meurt peu de temps après la naissance du fils qu’il a avec Sémiramis.
Elle lui succède et règne durant 42 ans. Son plus grand fait de gloire est de fonder la ville mythique de Babylone. Pour se faire, elle détourne l’Euphrate et entoure le nouvel espace urbain d’une muraille de 70 km de long (!). Puis elle dote la ville de splendides monuments : un immense réseau de palais, un temple dédié au roi des dieux, Marduk, et surtout les fameux jardins suspendus, une des sept merveilles du monde antique.
Et Sémiramis ne s’arrête pas là. Elle se fait guerrière et conquiert l’Arménie, la Médie, d’autres royaumes asiatiques, puis l’Égypte et l’Éthiopie. Comme Alexandre après elle, elle emmène ses armées jusqu’au fleuve Indus. A son retour, elle apprend que son fils conspire contre elle. Selon certaines versions de la légende, il réussit tout de même à l’assassiner. Selon d’autres, elle se suicide en se jetant dans un bûcher. Selon d’autres enfin, elle retire juste du pouvoir avant, comme sa mère, de disparaître à tout jamais. Mais toutes les versions concordent sur un ultime point : au moment de sa mort, Sémiramis est transformée en colombe et emportée au ciel pour y devenir une déesse.
Tout est bien qui finit bien.





