Joyeux anniversaire Minerve !

La déesse Minerve détruit la cité des Amazones dans le dernier Troyen (dessinée par Thierry Démarez)

Le 19 mars, c’est l’anniversaire… de la déesse Minerve, la divinité romaine de la guerre et de la sagesse.
Sa fête s’appelait les Quinquatries, peut-être parce qu’elle commençait le cinquième jour après les fameuses ides de mars.
En tout cas, les célébrations finirent par s’étendre sur cinq jours pendant lesquels les écoliers étaient en vacances. Le premier jour, on allait adorer la déesse dans son temple. Les trois suivants, on assistait à des combats de gladiateurs en l’honneur de son aspect guerrier, et le dernier, on purifiait les trompettes sacrées.

Le temple de Minerve de Tébessa (Algérie) du IIè siècle après Jésus-Christ, photographié en 1928.
Publié le Catégories Éphéméride, Histoire antique, Le dernier Troyen
Partager LinkedIn

16 mars 455: mort de Valentinien III, l’empereur du Fléau des dieux

Vous ne connaissez sans doute pas l’empereur Valentinien III mort à Rome le 16 mars 455, une vingtaine d’années avant la chute définitive de l’empire romain d’Occident. Pourtant c’est sous son règne qu’eut lieu la tentative d’invasion des Huns d’Attila.
… Et donc en ce qui me concerne, c’est le modèle d’un des personnages de mon space opera, le Fléau des dieux.
Le vrai Valentinien, jaloux du prestige et du pouvoir croissant du patrice Aetius, le général qui avait arrêté Attila à la bataille des Champs Catalauniques, finit par l’assassiner de sa propre main en septembre 454. Mais le général eut une revanche posthume : ce sont deux des hommes de sa garde personnelle qui assassinèrent à leur tour l’empereur quelques mois plus tard.
Toute une époque !

A gauche :
Valentinien III, empereur de l’Orbis romain galactique, Le Fléau des Dieux (dessin : Aleksa Gajic)

 

Portrait de famille, peut-être celui de Valentinien III avec sa mère Galla Placidia et sa sœur Honoria, Vè siècle après Jésus Christ, Museo Civico, Brescia.

Les Ides de mars

Au matin des ides de mars 44 avant Jésus-Christ, Jules César, mon dictateur perpétuel préféré, était assassiné de 23 coups de couteau par une conjuration de sénateurs au pied de la statue de Pompée, son meilleur ennemi.
Menés par Marcus Junius Brutus et Caius Cassius Longinus, ces grands aristocrates romains s’opposaient à la dérive autocratique de César. Ils ne se rendaient pas compte que leur défense désespérée de la République romaine traditionnelle allait relancer les guerres civiles et surtout ouvrir la voie au petit-neveu de César, le futur Auguste.

J’ai toujours voulu représenter ce tragique événement dans une de mes BD. Cela paraissait difficile dans Alix Senator qui se déroule une trentaine d’années après. Mais j’ai trouvé une solution dans la lignée de Jacques Martin. Ne pouvant raconter directement l’aventure de Spartacus, il consacre un album à son fils où un ancien révolté évoque ses souvenirs de la guerre servile. Dans Alix Senator, j’imagine donc que Césarion a survécu à la chute de l’Égypte, complote contre Auguste et connaît la même fin tragique que son père supposé.

Ci-dessous, la mort de Césarion dans Alix Senator, tome 3 : La Conjuration des Rapaces.

6 mars – 12 : Auguste devient grand pontife

Le 6 mars 12 avant notre ère, Auguste devenait pontifex maximus (“le plus grand prêtre”) de la religion romaine. C’était le dernier pouvoir important dans l’Etat romain qui lui échappait encore. Il est alors vraiment “empereur” au sens où nous l’entendons. La République est définitivement terminée.

C’est pour cela que j’ai choisi cette date symbolique pour commencer Alix senator. Rome entre dans une nouvelle ère, Alix aussi !

Ci-dessous, Alix senator, tome 1.