Les saints de glace

Selon la culture populaire, nous traversons depuis deux jours la période des saints de glace et effectivement, il neige encore aujourd’hui dans le Massif Central, chose toujours étonnante au mois de mai.

Au Moyen-Âge, les paysans priaient donc les saints Mamert, Pancrace et Servais, les saints fêtés des 11 au 13 mai à l’époque, pour éviter que ce genre d’ennui ne vienne détruire leurs cultures.
Dans ma région, la Lorraine, où il fait souvent plus froid plus longtemps qu’ailleurs en France, on s’adressait aussi à des saints fêtés encore plus tardivement : de Boniface, le 14 mai, à Urbain, le 25 mai.

La tradition est restée et on pense encore souvent que ces jours sont particulièrement froids et contrastent avec le reste du mois.
Parfois, on justifie même cette croyance par une explication pseudo-scientifique : la terre traverserait à ce moment-là un nuage de fines poussières qui feraient comme un voile entre le soleil et nous.
Le souci c’est que ce nuage n’existe pas et quand même il existerait, il n’aurait aucune influence sur les températures terrestres…

En fait, statistiquement, la période du 11 au 13 mai (voire au 25), n’est pas plus froide que les autres. De 1939 à 2009, Météo France nous apprend qu’il n’a pas gelé plus de 4 fois ces jours-là.
Les « saints de glace », plutôt qu’un moment de gel systématique, sont donc la période où peuvent éventuellement se produire les derniers grands froids de l’année, précisément quand un anticyclone dégage le ciel suite aux derniers fronts hivernaux.

Publié le Catégories Éphéméride, Histoire médiévale
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Jeanne, Charles et Gilles

Il n’y a pas qu’Auguste qui rencontra son destin un 6 mars : Jeanne d’Arc aussi. En 1429, eut lieu l’audience royale qui donna lieu à la première légende entourant la jeune fille. Là, par miracle, elle aurait reconnu le roi Charles VII dissimulé parmi ses courtisans. On peut évidemment douter de la réalité de cet épisode d’autant qu’elle avait déjà rencontré tout à fait normalement le roi en privé quelques jours auparavant.

Dans Moi, Jeanne d’Arc , Jeanne Puchol et moi nous sommes amusées à donner une explication moins politiquement correcte mais plus romantique à la “reconnaissance du roi” par Jeanne. Charles s’était en fait caché derrière Gilles de Rais, le grand méchant loup dont Jeanne tombe amoureuse au premier regard.

Moi Jeanne d’Arc sur France Culture

L’été prochain, vous pourrez écouter Jeanne Puchol et moi dans la Grande Traversée de France culture. Nous vous parlerons de Jeanne d’Arc…

Enfin de la version païenne et sulfureuse que nous en donnons dans Moi Jeanne d’Arc… publiée par Marie Moinard aux Ronds dans l’O.

Nous avons été interviewées ce vendredi par le sagace Martin Quenehen sous la protection des reines de France et surtout du dieu cornu du jardin du Luxembourg.