La Mort de Marat

Je prends prétexte de l’anniversaire de l’assassinat de Marat, le 13 juillet 1793, par Charlotte Corday, pour poster le fameux tableau de Jacques Louis David.

Le peintre, révolutionnaire convaincu et proche de Robespierre, admire Marat et le connaît personnellement. Il est même l’un des derniers à l’avoir vu vivant et c’est lui qui organise ses funérailles.

Il représente ici le journaliste mourant sereinement, une lettre de Charlotte Corday encore en main. On le voit prenant un de ses bains curatifs au souffre (pour apaiser un grave eczéma ?), la tête enveloppée d’un tissu imbibé de vinaigre pour apaiser ses migraines.

Par ce tableau, David transforme l’ « Ami du peuple » en véritable martyr de la Révolution. Il idéalise sa mort, lui donne valeur de symbole et la place directement à côté de celle des héros de l’Antiquité qu’il illustrait avant 1789.

ci-dessous :

Jacques-Louis David, La Mort de Marat (1793), musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Publié le Catégories Éphéméride, Histoire contemporaine, Peinture
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Artemisia Gentileschi

Je sais, je vous ai déjà parlé de cette femme peintre du 17è siècle. Mais comme c’était son anniversaire hier (elle est née le 8 juillet 1593) et que c’est, en quelque sorte, la patronne des autrices de BD, je ne résiste pas au plaisir de reposter un de ses tableaux.
Voici Judith décapitant Holopherne réalisé en 1620 et aujourd’hui conservé dans la Galerie des Offices à Florence.
“Bis repetita placent” après tout.

Bill Watterson

Aujourd’hui Bill Watterson, l’immense créateur de Calvin et Hobbes, fête ses 60 ans.

Il débuta sa carrière comme caricaturiste politique au Cincinnati Post en 1980 mais en fut renvoyé au bout de 6 mois. Les 5 années qui suivirent, tous ses dessins furent même refusés par les journaux…
Ce n’est qu’en 1985 qu’Universal Press Syndicate accepta un strip d’un tout nouveau genre racontant les aventures humoristiques d’un petit garçon et de son tigre en peluche sarcastique.
Le succès fut immédiat. Dès 1986, Calvin et Hobbes fut diffusé dans plusieurs centaines de publications. Dans les années 90, plus de 2 400 journaux les proposèrent à leurs lecteurs. Depuis, plus de 45 millions d’albums ont été vendus dans 40 langues.
En 1996, Bill Watterson arrêta sa série, pensant en avoir fait le tour.
Il se consacre depuis à la peinture et à sa famille, fuyant apparitions publiques et exposition médiatique.

Goldorak

Aujourd’hui, c’est minute nostalgie obligatoire pour toute ma génération :
Le 3 juillet 1978, Récré A2 diffusait pour la première fois un épisode de Goldorak, Yūfō Robo Gurendaizā.
L’anime japonais réalisé par Toei Animation 3 ans plus tôt d’après le manga de Gō Nagai connaîtra un tel succès en France que certains commentateurs diront même qu’il a atteint le 100% d’audience !
Alors tous en chœur avec Noam : Générique de Goldorak

 

Les Riches Heures : Juillet

Puisque nous sommes le 1er juillet, voici la page correspondant à ce mois dans les très Riches heures du duc de Berry.
Un livre d’heure est un ouvrage permettant à son propriétaire de connaître les différentes prières quotidiennes. Il comprend aussi souvent un calendrier avec tous les rites et cérémonies annuels.
Jean de Berry (1340 – 1416) commanda les illustrations du sien aux frères Paul, Jean et Herman de Limbourg vers 1410-1411. Inachevé à leur mort à tous, il ne fut terminé que vers 1485-1486.
Ici, sont représentés les travaux de juillet : la tonte des moutons et la moisson. A l’arrière-plan, derrière la rivière Boivre, on peut voir le château de Poitiers. Incendié par les Anglais (on est en pleine guerre de 100 ans), il avait été reconstruit pour le duc par l’architecte Guy de Dammartin vers 1378-1380.

©Photo. R.M.N. / R.-G. OjŽda

Bob l’éponge et Neptune

J’avoue que j’étais passée à côté de Bob l’éponge au moment de sa sortie. Je suis en plein rattrapage grâce à Netflix. Cette accumulation de bêtise hilarante s’en prend à tout y compris à la mythologie ! Voici Bob l’éponge transformé en dieu romain par Neptune après l’avoir vaincu dans un concours d’hamburgers au crabe dans la Spatule de Neptune (saison 1, épisode 19)

Les Aventures de Milou

Milou était sur les dents ce matin : en plus de mes exemplaire de l’édition finlandaise du tome 3 d’Alix senator, j’ai reçu plein d’albums pour le Comité de sélection d’Angoulême.
Plusieurs éditeurs ont attendu cette semaine pour envoyer d’un coup toutes leurs nouveautés du semestre ! Bon, au moins comme ça je sais ce que je vais lire cet été.
Et Milou aura bien mérité ses vacances. 🙂

Jean Roba

Il y douze ans, le 14 juin 2006, nous quittait l’inestimable Jean Roba.
Né en 1930 à Schaerbeek, près de Bruxelles, il s’était inspiré en 1959 de son fils et de son cocker pour créer avec Rosy la série qui l’a rendu célèbre auprès de générations d’enfants : Boule et Bill.
Dans le même temps, il collabora avec Franquin sur les décors de plusieurs Spirou puis, en 1962, il commença une autre série : La Ribambelle, qu’il poursuivit jusqu’en 1981.
Retraité en 2003, Denis et moi avions eu le grand plaisir de passer quelques heures avec lui dans le train qui nous ramenait d’un festival du sud de la France. Il était déjà très diminué mais avait gardé tout son humour, sa gentillesse et sa subtilité. Ce fut un moment très marquant pour nous.

 

Cléopâtre

Le 12 juin 1963 sortait dans les salles Cléopâtre, l’ « épopée intime » de Joseph L. Mankiewicz.

L’énorme peplum de plus de 4 heures coûta plus de 35 millions de dollars de l’époque (soit près de 300 millions de dollars actuels). Il faillit bien couler la Fox qui le produisait.

Il coûta également sa santé à Elizabeth Taylor dont les journaux annoncèrent même la mort. Cela n’empêcha pas la jeune femme d’être la première actrice à obtenir un cachet d’un million de dollars et surtout de tomber amoureuse de son partenaire, Richard Burton. Ils quittèrent tous les deux leur conjoint pour vivre une relation tumultueuse d’une quinzaine d’années. Elle fit presque couler autant d’encre que celle d’Antoine et Cléopâtre.

En 1964, le film reçut 4 oscars techniques mais les premières critiques furent très mauvaises. Elizabeth Taylor en particulier fut la cible de beaucoup de moqueries.
Personne n’aurait parié à l’époque que le film deviendrait un classique et serait encore diffusé de nos jours.

Photos : © Comme au cinéma