Après m’avoir courageusement apporté mon carton d’exemplaires d’auteur, Milou découvre avec autant de plaisir que moi le collectif Traces de la Grande Guerre ( Éditions de la Gouttière) et plus particulièrement Guerre éternelle, le 8 pages réalisé avec les autres membres de l’Atelier virtuel : Denis Bajram, Malo Kerfriden, Thibaud De Rochebrune, Ronan Toulhoat, Julien Carette, Stef Djet, Nicolas Siner, Christelle Robin, Alexis Sentenac, Brice Cossu, Johann Corgié, Yoann Guillo.
L’actualité
Alix à Personnages en personne
Dimanche prochain, le 18 novembre de 15h à 15h30, je serai l’invitée de Charles Dantzig dans son émission Personnages en personne sur France Culture.
Je vous y parlerai de mon héros antique préféré, dans les deux versions Alix et Alix Senator.
Avant-première Alix senator à Geekorama
Le week-end prochain, les 17 et 18 novembre a lieu Geekorama 2, la deuxième édition du festival geek de la Ville de Bayeux à la Comète.
J’y serai bien accompagnée par Denis Bajram, Stef Djet et Mathieu Salvia mais aussi par un invité surprise de dernière minute : le tome 8 d’ Alix Senator sera là en avant-première.
Je vous le dédicacerai le dimanche de 13h30 à 15h.
Vous pouvez aussi venir m’entendre la veille à 13h30 pour la table ronde sur les relations entre dessinateurs et scénaristes (âmes sensibles s’abstenir 🙂 )
Gueule cassée
On commémore ce 11 novembre l’armistice de la Première Guerre Mondiale.
S’il y a bien un monument aux morts qui symbolise pour moi toute l’horreur sans fin de la guerre, c’est bien celui de Trévière près de chez nous. Et encore les photos ne suffisent pas à rendre le saisissement que l’on éprouve devant l’affreuse mutilation de la statue.
« Le monument aux morts de Trévières est un des plus émouvants de Normandie. Sculpté en 1920 par le sculpteur local Edmond de Laheudrie (1861-1946), il fut endommagé au cours de la Seconde Guerre mondiale par un éclat d’obus qui arracha la partie inférieure du visage de la statue. Cette femme, qui à l’origine représentait la victoire, est devenue symbole des gueules cassées de la guerre 14-18. »
Photo © Serge Philippe Lecourt
Pétain et Hitler à Montoire
La poignée de main entre Philippe Pétain et Adolf Hitler le 24 octobre 1940 à Montoire.
Dans le discours radiodiffusé qui suivit l’entrevue, le maréchal affirma entrer de son plein gré, « dans l’honneur », « dans la voie de la collaboration. »
Au moins 76 000 Juifs parmi lesquels 11 000 enfants, non réclamés au départ par les Allemands, ont été déportés de France sous l’Occupation, à 80 % après avoir été arrêtés par la police française du maréchal. Un tiers avait la nationalité française. Seuls 3 % survécurent aux déportations dans les camps de concentration.
Sans compter toutes les autres victimes.
Pétain fut ensuite frappé d’indignité nationale par arrêt du 15 août 1945. Il fut condamné à la confiscation de ses biens et à la peine de mort.
Sa peine fut commuée en emprisonnement à perpétuité par le général de Gaulle, alors chef du Gouvernement provisoire de la République française.
Là haut…
Utopiales 2018 : les tables rondes
La semaine passée, j’étais aux Utopiales, l’excellent festival de la science-fiction de Nantes. J’y ai eu le plaisir, l’honneur et l’avantage de participer à deux tables rondes.
Et, ô joie supplémentaire, elles sont à présent disponibles sur le net :
– LES DANGERS D’UNE METAPHORE POLITIQUE : LE CORPS SOCIAL
On se souvient de l’apologue d’Ésope, comparant l’état à un corps dont les citoyens seraient les membres et le gouvernement l’estomac. Cette métaphore utilisée par Agrippa aurait préservé la paix civile à Rome. La société est donc vue comme un complexe vivant interdépendant. Mais que signifie ce « corps » ? Que devient-il à l’heure
du numérique ? Les élites ont-elles encore le sentiment d’y appartenir ?
Avec : Valérie Mangin, Norman Spinrad, Vincent Bontems, Colin Pahlisch
Modération : Éric Picholle
– LE MONDE AVEC SECURITE ENFANT
Le mode d’emploi de votre micro-ondes vous enjoint de ne pas mettre bébé à sécher dedans, ni les chatons dans la machine à laver, sans parler des photos abominables qui transforment votre paquet de cigarettes en morgue un peu spéciale. Entre sécurité réelle, prévention, principe de précaution et idiocracy, où va le monde ? Que peut prévoir l’accidentologie ? Qu’en dit la science-fiction ?
Avec : Valérie Mangin, Kij Johnson, John Scalzi
Modération : Jérôme Vincent
Les Très Riches Heures : novembre
Vous n’espériez pas y échapper, n’est-ce pas ?
Ce mois-ci, les Très Riches Heures du duc de Berry représentent une scène de glandée. Le paysan donne des coups de bâton dans les branches des chênes pour faire tomber les glands et nourrir son troupeau de cochons qui, abattu et salé, le nourrira tout l’hiver.
En général, cette activité est autorisée par le seigneur qui possède le bois de la Saint-Rémi, le 1er octobre, à la Saint-André, le 30 novembre.
Le paysage vallonné qui se trouve à l’arrière-plan est parfois rapproché de celui de la Savoie. Cette illustration n’aurait alors pas été réalisée par les frères Limbourg pour le duc de Berry mais par leur successeur, Jean Colombe, alors au service de Charles 1er de Savoie.

Dans les Très Riches Heures, vous pouvez découvrir aussi :
les autres mois : janvier, février, mars, avril, mai, juillet, août, septembre, octobre, novembre , décembre
une fête chrétienne illustrée dans le livre : l’Ascension
un étonnant « homme zodiacal »
Jour des défunts
ou Commémoration des fidèles défunts. Cette fête catholique du 2 novembre est souvent confondues avec celle de la Toussaint qui a lieu normalement la veille.
Comme le 1er novembre est férié en France, on a pris l’habitude d’aller déposer des fleurs, en général des chrysanthèmes, sur les tombes ce jour-là. Elles remplacent les flammes des bougies depuis le XIXe siècle et surtout depuis 1919. Cette année-là, Clemenceau invita les Français à aller fleurir les tombes des soldats morts pendant le 1ère Guerre Mondiale, le 11 novembre. On glissa ensuite du 11 au 2 novembre tout en fleurissant de plus en plus de sépultures.
La fête elle-même est beaucoup plus ancienne. Elle fut instituée par Odilon, abbé de Cluny, en 998 pour demander à Dieu de délivrer les âmes des Chrétiens du Purgatoire, l’endroit où elles se purifient et expient leur péchés avant d’accéder au paradis.
Approuvée par la pape Léon IX au siècle suivant la commémoration des défunts se répandit ensuite dans toute la Chrétienté.
Ci-dessous :
– La Toussaint par Emile Friant, 1888, Musée des Beaux-Arts de Nancy. (Pour ceux qui sont de Nancy, comme moi, c’est le cimetière de Préville qui est représenté)
La Toussaint
Le 1er novembre, les catholiques célèbrent la Toussaint, la fête des tous les saints reconnus comme tels par l’Église ou restés inconnus.
Dès la fin de l’Antiquité, les saints étaient fêtés à Rome et en Orient mais le dimanche après la Pentecôte. Cette célébration demeure d’ailleurs dans les églises orthodoxes.
En Occident, la fête passa au 13 mai au VIIe siècle quand le pape Boniface IV transforma le Panthéon romain en église et le consacra à cette date à Sainte Marie et à tous les Martyrs. Il ne choisit pas cette date au hasard : le 13 mai était la date de la fête païenne des Lemuria pendant lesquelles on conjurait tous les mauvais spectres.
Pourtant, dès le siècle suivant, le pape Grégoire III dédia à son tour une chapelle de la basilique Saint-Pierre à tous les saints un 1er novembre et les célébrations furent déplacées à cette nouvelle date. Elles ne bougèrent plus. En 835, Grégoire IV ordonna avec succès que la fête soit célébrée dans toute la chrétienté.
Peut-être ce choix du 1er novembre est-il une conséquence de l’influence importante des moines irlandais à l’époque : ils auraient voulu remplacer la fête celte de Samain, marquant le début de la nouvelle année, par une fête catholique.
En 998, les moines de Cluny la firent suivre d’une fête des morts le 2 novembre.
Ci-dessous :
– L’Adoration de la Trinité par Albrecht Dürer, 1509-1511, Kunsthistorisches Museum, Vienna. Cette œuvre fut créée pour la chapelle de la Sainte Trinité et de tous les saints d’une institution charitable de Nuremberg.










